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Blog perso de Florent MOUNIER

lundi 9 juin 2008

Ouverture poétique sur mon jardin...

Lorsque les choses ne vont pas bien, j'ai pris pour habitude de coucher sur papier mes émotions. Petit moment de libération qui me permet face à la feuille de prendre un peu de hauteur et de relativiser un peu certaines situations.
J'ai déjà écrit pas mal de choses, sur des cahiers, des coins de table, des calepins, mais je me rends compte que toutes ces paroles sont destinées à une fin certaine.
Alors exceptionnellement je viens de lire ce que j'avais écrit il y a un mois de ça, dans une période un peu plus floue et je viens de me décider à vous faire partager quelques phrases de ces réflexions. Ce ne sont pas forcément des pensées très gaies, veuillez m'en excuser...

"Trop de poings qui se sont abattus de rage sur ses murs, que mes doigts ensanglantés n'ont même pas effrités. Trop de chutes sans fond, de vide intérieur, trop de sensations vertigineuses pour des émotions incontrôlées. Des dépendances se créent vers des exutoires faciles, quand le fait de ne plus réfléchir est au final salvateur. [...]

"Mes yeux se mouillent de les voir s'éloigner,
mon cœur se noue de se sentir vidé.
Des spasmes et des larmes, telle est ma réaction,
Mes bras se désarticulent sous  la violence de ces frissons.

J'ai froid

Je suis un pantin animé de soubresauts,
ridicule dans l'attitude et encore plus dans les mots.
Car m'a bouche s'ouvre certes , mais rien n'en sort,
communiquer par le souffle reste un bel effort.
Accroché par ces fils qui dictent mes mouvements,
il m'arrive d'essayer de séduire quelque peu naïvement.
Poupée de porcelaine, tu ne me regardes même pas,
alors que d'une œillade tu agites ma poitrine de bois.
Mon cœur est de papier si j'en crois les déchirements,
recousu et recollé à mon goût trop fréquemment."
[...]

"Je ne comprends toujours pas ce qui se passe autour de moi, je jure que je ne comprends pas.
Les gens me fuient alors que mes bras ouverts battent l'air,
pour ce grand jeu un peu glauque du cache-cache solitaire.
Je n'ai plus personne à trouver, mais moi, innocent, je m'obstine,
de 1 à 100 j'ai compté et récite ma comptine.
Quand sur le mur le dernier claquement de mains résonne,
je suis déjà retourné et mes doigts fouillent et tâtonnent.
D'une pièce à un meuble, je couvre tout l'espace,
m'attendant à tout moment à surprendre l'un de ma race.
Mais c'est sans appel, le verdict est depuis longtemps tombé,
poussière uniquement je trouverai, mes amis m'ont quitté.
" [...]

Ainsi se termine cette ouverture sur une partie de mon jardin solitaire,
je sais que c'est inhabituel et attends vos commentaires.
Ne vous méprenez pas sur l'orientation de ces dires,
dont la tristesse est aujourd'hui passée et appartient aux souvenirs.

Florent.

Posté par wizza à 12:03 - Samedi: Freestyle! - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Je te lis plus que je n'entends le son de ta voix ces derniers temps...
Il est temps de te remettre à chanter: ... et je constate que tu ne manques pas de matière première!!!

C'est peut être le moment d'y songer et de prendre à contre-pied le titre du premier roman de Sagan!

Des bisous.

Posté par Manou, lundi 9 juin 2008 à 16:35

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